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Les fables de la force

  

Objectif : Faire briller tes points de vue sur la force en mettant en scène des fables sur ce concept !

Durée : 30 à 60 minutes

Matériel

  • Ton imagination
  • Feuilles de papier et crayons
  • Accessoires, si nécessaire

Instructions :

  1. Trouve tes fables. Connais-tu les fables d’Ésope ou de Jean de La Fontaine ? Dans cette activité, ta mission sera de mettre en scène à ta manière une ou plusieurs histoires pour faire ressortir les différentes facettes du concept de la force. Réfléchis d’abord aux fables ou aux contes que tu connais qui sont liés à la force. Il en existe des milliers dans toutes les cultures ! Pour te donner des idées, voici le résumé de quelques fables de La Fontaine (tu peux facilement les trouver en entier sur internet) :

    • Le Chêne et le Roseau : voyant le roseau plier à la moindre brise, le chêne lui propose sa protection. Le roseau refuse poliment. Le vent devient plus fort : le chêne reste droit pendant que le roseau plie encore plus. Le vent devient si fort qu’il finit par déraciner le chêne ; le roseau reste plié jusqu’à la fin de la tempête, puis se redresse.
    • Le Lièvre et la Tortue : le lièvre et la tortue font une course. Le lièvre, sûr de sa victoire, perd son temps à faire autre chose pendant que la tortue avance, doucement mais sûrement. Et à la ligne d’arrivée, c’est la tortue qui l’emporte.
    • Le Soleil et le Vent : le soleil et le vent font un concours pour voir qui arrivera à faire enlever son manteau le plus vite à une personne. Le vent commence et souffle de toutes ses forces, ajoute pluie, neige et glace, devient tempête : rien n’y fait, la personne garde son manteau. Le soleil se met à chauffer, la personne enlève aussitôt son manteau.
    • La Grenouille qui voulait être plus grosse que le Boeuf : une grenouille admire la force et la musculature d’un boeuf. Pour devenir aussi grosse que celui-ci, elle se met à inspirer de l’air pour gonfler, gonfler, gonfler… jusqu’à éclater !
    • Le Lion et le Rat : un lion décide d’épargner un rat qui passait par là. Puis le lion se fait prendre dans un filet qu’il ne peut briser malgré toute sa force. Le rat arrive et, avec ses petites dents, ronge les mailles du filet, libérant ainsi le lion.

    Choisis, parmi ces histoires ou d'autres que tu auras trouvées, une ou plusieurs histoires que tu veux mettre en scène !

  2. Modifie tes fables.Réfléchis maintenant à la façon dont tu pourrais modifier les histoires que tu as choisies. Peut-être que tu peux rajouter des personnages qui représentent d’autres aspects de la force. Ou bien garder l’histoire comme elle est, mais la jouer à travers d’autres personnages dans un autre contexte. Et si cette histoire arrivait à des humains ? À des extraterrestres ? Tu peux aussi changer la fin si tu veux proposer une autre morale à ton public. Et si la grenouille arrivait à être aussi grosse que le boeuf, que ferait-elle ensuite ? Tu peux même laisser une fin ambiguë pour que les membres de ton public réfléchissent eux.elles-mêmes à la leçon de l’histoire !
  3. Mets en scène tes fables. Prépare ensuite l’espace dont tu as besoin pour présenter tes fables. Auras-tu besoin d’une scène, d’un décor ou d’accessoires ? Vas-tu utiliser des costumes pour montrer à ton public quel personnage tu joues ?
  4. Présente tes fables. Quand tout est prêt pour la grande représentation, invite tes proches à s'installer pour écouter tes fables de la force.
  5. Réfléchis à tes fables. Est-ce que c’était facile ou difficile de représenter la force à travers différentes fables ? Avec les membres de ton public, réfléchissez ensemble aux questions suivantes : qu’est-ce que la force ? Y a-t-il des formes de force qui sont plus importantes que d’autres ? Être trop fort.e peut-il être un problème ?

...

Bonus : Il existe énormément d’expressions et de proverbes qui parlent de la force. Certains sont même des citations tirées des fables données en exemple ci-haut ! Si tu as encore envie de te creuser la cervelle avec les membres de ton public, interrogez-vous sur les expressions suivantes :

  • « Rien ne sert de courir, il faut partir à temps. »
  • « Je plie et ne romps pas. »
  • « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »
  • « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. »
  • « Chacun.e a ses forces et ses faiblesses. »
  • « L’union fait la force. »
Pensez-vous que ces expressions soient vraies ? Peut-être le sont-elles dans certains cas et pas dans d’autres… mais lesquels ? Comment pourriez-vous modifier et mettre en scène ces expressions pour mieux comprendre la force ?

Trucs pour tout-petits : Pour t’aider à modifier tes fables, pense à un moment dans ta vie où tu t’es senti.e fort.e. Comment te sentais-tu dans ton corps ? Que faisais-tu ? À quoi pensais-tu ? Trouve maintenant un autre moment où tu t’es senti.e faible et pense aussi à ton corps, à tes actions et à tes pensées. Comment pourrais-tu faire comprendre à ton public ce que c’est pour toi que d’être fort.e ? Ça pourrait aussi t’aider de réfléchir à ces quelques questions : est-ce que le contraire d’être fort.e, c’est toujours être faible ? Est-ce que tout le monde est fort.e en quelque chose ? Est-ce que c’est important d’être fort.e ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Adaptation pour ados : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. » Ceci est une citation d’un philosophe nommé Blaise Pascal. Selon lui, bien que les humain.e.s soient faibles et fragiles par rapport à de nombreuses choses dans la nature, ils.elles restent supérieur.e.s au reste de l’univers car ce sont les seules créatures à être capables de penser et à être conscientes de ce qui leur arrive. Es-tu d’accord avec cette idée ? Est-ce une force d’être doué.e de conscience, c’est-à-dire d’avoir conscience des expériences que l’on vit ? Nous, les humain.e.s, sommes-nous supérieurs au reste de l’univers parce que nous pouvons penser ? Qu’en est-il des autres êtres vivants ? Hmm... peut-être qu’il y a une distinction à faire entre la pensée comprise comme intelligence et la pensée comprise comme conscience… Qu’est-ce qui est le plus important pour décider de la valeur d’un être vivant ? Pourquoi ?

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